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Préparant La Réunion au million d’habitants (ces cinquante dernières années, la population de l’île a triplé pour totaliser 860 000 âmes), ce nouvel axe nord-sud, qui met Saint-Pierre à une heure de la capitale, montre, sur près de 34 kilomètres, quelques ouvrages d’art exceptionnels érigés dans le respect des sites naturels, à l’exemple du viaduc de Saint-Paul. Plus de 30 000 mètres carrés de filets ont été posés tout le long de l’ouvrage pour bloquer d’éventuelles chutes de pierres, mais des trouées y ont été percées pour sauvegarder les niches des pailles-en-queue.

Classée parmi les 33 hauts lieux de la biodiversité mondiale, l’île a conservé de beaux espaces primaires, qui couvrent environ un tiers de sa surface, particulièrement dans les Hauts, où seuls les «marrons» qui fuyaient l’esclavage pénétraient naguère. En basse altitude, la colonisation des milieux par l’homme a ravagé les forêts originelles de «bois de couleurs», dont il subsiste néanmoins quelques reliques, aujourd’hui classées en réserve, telle la forêt de Mare-Longue.

Pour la découvrir, il faut mettre le cap au sud, qui égrène tout au long de la route quelques perles : Saint-Pierre, où le souvenir de la Compagnie des Indes s’accommode des nombreux temples, pagodes et mosquées qui forment la mosaïque cultuelle d’une Réunion de la tolérance ; Petite-Ile, le verger de l’île, où l’on cultive l’ail au milieu des orangers, tangors (sorte de mandarines) et citronniers; plus loin, le hameau de la Plaine-des-Grègues est le temple du safran peï (curcuma) et du gingembre ; et Saint-Joseph, celui de toutes les épices muscade, girofle, cannelle et cardamome depuis qu’un botaniste autodidacte, émule de Pierre Poivre, a transformé ses terres en paradis des senteurs. Puis vient le site du piton de Grand Anse, belle marine sauvage que l’on découvre entre les champs de canne à sucre.

l’un des plus grands volcans du système solaire

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Un voyage souterrain à «20 000 lieues sous la lave» proposé par Roby Soriano, ancien para, guide de montagne et fou de volcans. C’était au mois d’octobre dernier et, depuis, le géant grincheux s’est réveillé. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, une affaire de quelques heures. Rien de comparable avec ses colères passées, mais on ne badine pas avec un hyper-actif de cet acabit. «Le piton de la Fournaise est un volcan bouclier», rappelle Alain Barrere, conseiller scientifique à la Maison des volcans et chercheur associé au laboratoire de géologie de l’université de La Réunion. «Sa base, d’un diamètre de 240 kilomètres, repose sous 4 000 mètres de fond. Si l’on ajoute les 3 000 mètres du piton des Neiges, ça donne une hauteur de 7 000 mètres et l’un des plus grands volcans du système solaire, le premier étant le mont Olympe, sur Mars.»
Le groupe progresse avec prudence, s’aidant des mains sur la paroi lisse d’un étrange tunnel. Casque sur la tête et lumière au poing, nous passons ainsi de salle cathédrale en canyon, les semelles crissant sur les gratons (résidus volcaniques), pour découvrir les décors de science-fiction créés par la lave lorsqu’elle se fige : stalactites, banquettes basaltiques, crêtes ourlées en vagues éternelles…

L’héli-rando

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Descendre à l’intérieur d’un ravin ou d’un cirque est à la portée de tout marcheur. Mais remonter les pentes, souvent très raides à la Réunion, est une autre histoire. L’héli-rando s’adresse donc à ceux qui savent descendre, mais pas forcément remonter: familles avec enfants, visiteurs peu habitués aux efforts de la randonnée de montagne, ou simples curieux tout heureux de s’offrir un petit vol en hélicoptère… Démonstration avec l’héli-rando de Grand Bassin: 2h30 de marche pour descendre au fond des gorges du Bras de la Plaine. Avec un dénivelé négatif de 650 m, la marche est assez facile et offre une vue imprenable sur les vallées sauvages et encaissées. Au bord du chemin, on grappille des baies roses, on hume l’odeur de mangue citronnée du «galabert» (lantana camara). Arrivé au pied de la falaise (que l’on n’aura pas à remonter!), on atteint le village de Grand Bassin, dépourvu de route à l’instar du cirque de Mafate. L’occasion de découvrir le charme de ses cases créoles, dont les jardins regorgent d’azalées, philodendrons, bougainvilliers, et les vergers, de néfliers, longanes, bananes et tangors. Après un déjeuner succulent et roboratif dans un gîte, une petite marche nous emmène au pied de la cascade de la Mariée: un bassin bleu ardoise entouré d’un amphithéâtre de végétation, le tout surplombé par la montagne. On croit avoir vu le plus beau, mais le retour en hélicoptère marque le point culminant de l’escapade. Tel un papangue (rapace endémique), l’engin survole la rivière du Bras de la Plaine, s’élève au-dessus des gorges, surplombe les champs de canne à sucre et rejoint la côte. Fin de la rando, les yeux comblés, les mollets ménagés.190 € l’héli-rando avec Corail hélicoptères, à Mafate, Bras de la Plaine ou Grand Bassin, guide et repas inclus. Tél.: 02 62 22 22 66 et www.reunion.fr.

 

Faire de la spéléo sous une coulée de lave, à quelques kilomètres d’un volcan actif

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Faire de la spéléo sous une coulée de lave, à quelques kilomètres d’un volcan actif, ce n’est pas courant. Pour y faire de la musique encore moins! Julien Dez, guide spéléologue, a l’habitude de guider ses clients dans les tunnels de laves refroidies. Celui d’août 2004, au Grand Brûlé, a été créé à la suite d’une des nombreuses éruptions du Piton de la Fournaise. Imaginez un vaste champ de lave craquelé et boursoufflé. À la suite de notre guide, on pénètre à l’intérieur du tunnel par une cavité. Casqué et équipé de lampe frontale, on évolue, voûté, parfois à quatre pattes, dans ce boyau de 2,5 km de long. Frisson en imaginant qu’une rivière de lave, liquide et très chaude (1200°C), coulait au même endroit il n’y a pas si longtemps. «C’est l’une des cavités les plus jeunes du monde!», affirme Julien en montrant le plafond de lave vitrifiée et les draperies délicates marron glacé. Bientôt, on atteint une petite grotte, dont le plafond est transpercé par les racines de plantes pionnières. L’expérience du noir complet commence quand on éteint les frontales. Silence absolu, seulement troublé par les gouttes d’eau venues de la surface. Le temps s’écoule, incertain: 5 minutes? 10 minutes? 20 minutes? C’est alors qu’une pluie de rythmes créoles jaillit dans l’obscurité. Un quatuor équipé d’instruments traditionnels (percussions africaines, guitare, n’goni, kalimba) nous a rejoints. La musique, envoûtante, emplit la grotte de lave de ses joyeux crépitements. Le temps et l’espace ont disparu, reste le rythme. Un conteur créole s’invite aussi, parfois. Un voyage musical, original et inattendu au centre de la Terre.

50 € la sortie de 4 h (35 € tarif enfant)..

La Réunion est l’un des meilleurs endroits du monde pour observer les baleines à bosse

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La Réunion est l’un des meilleurs endroits du monde pour observer les baleines à bosse, classées parmi les espèces protégées. Durant l’hiver austral, de mi-juillet à mi-septembre, ces cétacés viennent dans les eaux chaudes de la côte ouest pour se reproduire et donner naissance à leur baleineau avant de regagner l’Antarctique. Plusieurs organismes certifiés O²CR (Observation Certifiée Responsable des Cétacés à La Réunion), comme Scubananas ou Duocéan, proposent des sorties en mer pour les observer… sans les gêner. Plutôt que de «nager avec», un protocole de mise à l’eau est défini. Objectif: déranger le moins possible l’animal et laisser à celui-ci l’initiative de la rencontre. Une fois la baleine repérée, son comportement est observé avant de décider d’une mise à l’eau, en palmes, masque et tuba. Moment féerique lorsque l’on découvre sous l’eau la grâce de ces mastodontes de 25 tonnes! La présence d’un baleineau rend l’expérience plus inoubliable encore. S’il arrive que les baleines ne soient pas au rendez-vous, les dauphins viennent à la rescousse. On en compte environ 400 dauphins autour de La Réunion. Dans l’eau, on observe avec des yeux d’enfant le spectacle des dauphins à long bec, des dauphins communs et des grands dauphins glissant et cabriolant dans le grand bleu.

 

60 € la sortie de 3 h (dès 8 ans) avec Scubananas. 

Rando Zen

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Gros marcheurs et traileurs pressés, passez votre chemin! Les randos-méditation s’adressent à ceux qui recherchent une approche plus douce de la marche, et plus dynamique de l’exercice de la «pleine conscience». Le piton de la Fournaise est l’endroit idéal pour faire le vide en soi tout en s’oxygénant les poumons et en libérant les toxines du corps. Claire Rivas, accompagnatrice de moyenne montagne, invite à «regarder le paysage comme soi-même, sans jugement». Dans un décor lunaire, on s’initie au yantra-yoga. De longues respirations, les yeux fermés, permettent de mieux sentir le souffle du vent sur la peau, d’entendre son souffle dans les tamaris des hauts, de sentir l’odeur des bruyères. Le tumulte intérieur s’estompe tandis qu’on marche en faisant crisser les «gratons», fins morceaux de lave refroidie qui recouvrent la planèze. L’olivine, minerai aux cristaux vert olive, donne des reflets verts au sentier de basalte. Nous voici devant un tunnel de lave. «On trouve les mêmes formations sur Mars, Vénus ou la lune», nous apprend notre guide. Notre esprit s’évade… Au bord de l’enclos Fouqué, vaste caldeira de 65.000 ans, nous méditons face au Piton de la Fournaise (2 632 mètres). Quoique très actif (les dernières coulées, datant de cette année, sont visibles), le volcan inspire calme et sérénité. Quelques instants après, la marche nous ramène sur terre. On expérimente les principes de la marche afghane. Un ultime exercice de relaxation yoga clôt cette randonnée douce et ressourçante.

 

Claire Rivas organise des rando-méditation partout sur l’île (25 € la demi-journée) et des randos-retraite de 5 jours. 

La savane à cheval

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Emmanuel Bougnoux, alias Manou, a été vaquero en Colombie et tenu un ranch au Mexique. Autant dire qu’on est entre de bonnes mains quand il s’agit de le suivre pour une balade à cheval au coucher du soleil. Nos montures? Des quarters horses et des appaloosas, traditionnellement habitués au travail du bétail. Tandis que le soleil décline vers l’horizon, on découvre un lieu surprenant à la Réunion: une authentique savane! Ce bandeau de 20 kilomètres de long sur trois de large s’étend de Saint-Paul à L’Etang-Salé, sur la côte ouest. Oubliés, les cirques verdoyants et les volcans! Au cap La Houssaye, l’océan Indien se déploie par-dessus les hautes herbes brûlées par le soleil. La station balnéaire de Saint-Gilles est toute proche, à vol d’oiseau, mais quasiment aucune trace humaine n’est visible dans le paysage. Seul dans ce drôle de Far West, on goûte au silence. Bientôt le ciel s’embrase dans un festival d’orangés et de rouges. Puis la nuit tropicale tombe, abrupte comme à son habitude. Entre chien et loup, la lune monte dans le ciel. Il est temps de rentrer. Avec ses airs de Lucky Luke, Manou nous ramène au ranch où le western continue: feu de bois au ranch (tout droit sorti d’un film de gunslingers), bouteille de rosé, pain grillé et discussion à bâtons rompus sur la Réunion et les mille vies antérieures de notre guide cow-boy.